<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>STANDARD &#187; ioulex</title>
	<atom:link href="/tag/ioulex/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://standardmagazine.com</link>
	<description>Cultiver la mode</description>
	<lastBuildDate>Mon, 01 Jun 2015 13:00:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.7.8</generator>
	<item>
		<title>Brady Corbet dans un film&#8230; de mode</title>
		<link>https://standardmagazine.com/brady-corbet-dans-un-film-de-mode/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/brady-corbet-dans-un-film-de-mode/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 15:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Magali Aubert]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Brady Corbet]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/?p=10260</guid>
		<description><![CDATA[<p>Film de mode chopé sur Nowness.com qui permet de rappeler qu&#8217;on avait fait poser l&#8217;acteur de Funny Games U.S (Hanneke, 2008) Brady Corbet pour ioulex lors de notre entretien avec lui dans Standard n°34 en janvier dernier.</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/brady-corbet-dans-un-film-de-mode/">Brady Corbet dans un film&#8230; de mode</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="wide"><iframe src="http://www.nowness.com/media/embedvideo?itemid=2355&amp;issueid=2111" frameborder="0" width="620px" height="435px"></iframe>
</div>
<p>Film de mode chopé sur <a href="http://www.nowness.com/">Nowness.com</a> qui permet de rappeler qu&rsquo;on avait fait poser l&rsquo;acteur de <em>Funny Games U.S </em>(Hanneke, 2008) <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-88526/filmographie/#acteur">Brady Corbet</a> pour ioulex lors de notre <a href="/brady-corbet/">entretien avec lui </a>dans <a href="/standard34/">Standard n°34</a> en janvier dernier.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2012/08/ioulex-long_distance-still-movie-brady-corbet-interview-magazine.png"><img class="alignnone size-full wp-image-10262" title="ioulex long distance still, brady corbet " src="/wp-content/uploads/2012/08/ioulex-long_distance-still-movie-brady-corbet-interview-magazine.png" alt="ioulex-long_distance-still movie brady corbet interview magazine music by Jason P. Grisell" width="898" height="469" /></a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/brady-corbet-dans-un-film-de-mode/">Brady Corbet dans un film&#8230; de mode</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/brady-corbet-dans-un-film-de-mode/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Iris Van Herpen et les organismes invisibles</title>
		<link>https://standardmagazine.com/iris-van-herpen-et-les-organismes-invisibles/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/iris-van-herpen-et-les-organismes-invisibles/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2012 14:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Magali Aubert]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Capriole]]></category>
		<category><![CDATA[Fragile Futurity]]></category>
		<category><![CDATA[Groninger Museum]]></category>
		<category><![CDATA[interview herpen]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>
		<category><![CDATA[Iris Van Herpen]]></category>
		<category><![CDATA[Tentoonstelling]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/?p=10016</guid>
		<description><![CDATA[<p>Les organismes invisibles de l’infiniment petit inspirent la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen, à qui l’on souhaite un long règne… animal ou pas. Depuis 2007, les chrysalides futuristes, les décoctions plissées et les...</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/iris-van-herpen-et-les-organismes-invisibles/">Iris Van Herpen et les organismes invisibles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Les organismes invisibles de l’infiniment petit inspirent la créatrice néerlandaise <a href="http://www.irisvanherpen.com">Iris Van Herpen</a>, à qui l’on souhaite un long règne… animal ou pas.</h5>
<p><a href="/wp-content/uploads/2012/04/iris-van-herpen_©-ioulex-interview-magazine-standard.jpg"><img class="size-full wp-image-10018 alignnone" title="iris-van-herpen by ioulex" alt="iris-van-herpen_© ioulex interview magazine standard" src="/wp-content/uploads/2012/04/iris-van-herpen_©-ioulex-interview-magazine-standard.jpg" width="620" height="413" /></a></p>
<p>Depuis 2007, les chrysalides futuristes, les décoctions plissées et les envols en fines découpes des robes d’Iris plaisent à ses clientes Björk, Lady Gaga ou Beth Ditto. A 28 ans, elle vient d’intégrer la Chambre syndicale de la haute couture parisienne et remporte, avec sa troisième collection <em>Micro</em>, un succès macro. On lui souhaite un long règne… animal ou pas.<br />
<strong>Malgré la douce fragilité de vos robes, les carrures sont très « épaulées » et les pourtours piquants. La Fédération française de la couture compte peu de femmes, doivent-elles plus se défendre que les hommes ? </strong><br />
<strong>Iris Van Herpen : </strong>Probablement, oui. C’est peut-être démodé, mais c’est un fait : la plupart des créateurs des grandes maisons sont des hommes. C’est plus équilibré chez les stylistes photo ou les mannequins, donc je suis sûre que bientôt, le fossé va se combler.<br />
<strong>Cela a-t-il été facile de convaincre ce milieu conventionnel avec une vision si expérimentale ?</strong><br />
C’est toujours un challenge de convaincre quiconque, à partir du moment où l’on sort de la norme. Mais je vois que l’artisanat, les nouvelles techniques et les matériaux de mon approche, qui ne se limite pas aux vêtements, ont été très bien.<br />
<strong>Quelles ont été les réactions ? </strong><br />
On me dit parfois que mes robes sont effrayantes. Comment cela est-il possible ? C’est en tout cas très éloigné du message que je veux faire passer ! Mes créations sont le reflet de moi-même, mais ce que vous voyez est le reflet de vous-même. J’apprends à me connaître, c’est la même chose pour vous, qui projetez sur la robe ce qui vous effraie. La beauté profonde, c’est quand ce que vous voyez est en partie une création de votre esprit.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2012/04/iris-van-herpen_©-ioulex-interview-standard.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-10019" title="iris-van-herpen by ioulex " alt="portrait iris-van-herpen_© ioulex interview standard" src="/wp-content/uploads/2012/04/iris-van-herpen_©-ioulex-interview-standard.jpg" width="620" height="931" /></a></p>
<h2>Iris Van Herpen : « La beauté profonde, c’est quand ce que vous voyez est en partie une création de votre esprit. »</h2>
<p><strong>Vous collaborez avec des architectes [son compatriote Rem Koolhaas et ses chaussures United Nude], des artistes [l’Américain Kris Kuksi, maître du rococo post-industriel]. Comment influencent-ils votre perception de la mode ?</strong><br />
Les collaborations me font sortir de ma bulle. Avancer plus vite. M’ouvrir à des perspectives plus larges. Et l’énergie des autres rend les choses plus excitantes !<br />
<strong>Vous avez présenté vingt-huit expositions à travers le monde. Jusqu’où mêlez-vous l’art et la mode ?</strong><br />
Je ne vois pas cela comme un mélange. Considérez la mode comme un art ! En revanche, il y a une différence entre les vêtements et la mode. Aujourd’hui, n’importe quel morceau de coton relié par deux coutures est appelé « mode », ce mot a perdu de sa valeur.<br />
<strong>Vous vous inspirez aussi de la science, des insectes… </strong><br />
Je trouve fascinant de visualiser la réalité invisible à l’œil nu. En effectuant des recherches sur les micro-organismes, je suis tombée sur le photographe allemand Steve Gschmeissner, qui utilise un SEM <strong>[</strong>Scanning Electron Microscope, microscope électronique à balayage<strong>]</strong> grossissant plus d’un  million de fois. Pouvez-vous imaginer à quel point ces créatures sont minuscules ? C’est l’incroyable de pouvoir faire ressortir la beauté de ce monde parallèle, qui nous entoure et évolue même à l’intérieur de nous. Nous savons très peu de choses à leur sujet, et surtout : combien de spécimens sont encore inconnus ?<br />
<strong>Ça vous inspirera toute votre vie !</strong><br />
Oui. La relation nature/science est passionnante, c’est l’amour et la haine. Je me demande s’il est possible que nous trouvions un jour un juste équilibre de sorte qu’ils se complètent sans se nuire. Par mon travail, je suis à la recherche de cette balance parfaite.<br />
<strong>Quelles matières aimez-vous travailler ?</strong><br />
J’ai commencé avec le cuir. Il est malléable mais fort. J’aime la sensation souple et flexible qu’il procure, son odeur et son caractère inattendu. Chaque morceau est différent, beaucoup moins prévisible que le tissu. J’ai aussi utilisé des baleines de parapluie, des fils de bateaux industriels, des chaînes métalliques, des œillets, de la gaze métallique tissée, des  polyamides, du verre, du filament transparent, de la soie métallique, des cuirs fumés, des chaînes de moteur, du Magiflex… sélectionnés pour leur beauté propre et parce que je ne les avais jamais travaillés. J’obtiens des résultats imprévisibles. La beauté d’un matériau doit me surprendre, puis j’essaie d’aller encore plus loin, jusqu’à satisfaction. J’ai fait appel à l’artiste [néerlandais] Bart Hess pour créer de nouvelles matières. Une infinité de possibilités s’offrent alors…<br />
<strong>En ce moment, avez-vous une problématique technique à régler à l’atelier ?</strong><br />
Oui, je suis en train de fabriquer une robe d’eau. Certains petits êtres vivants sont très proches de la matière. Cela pousse ma réflexion vers cet instant où l’inanimé devient vivant, et inversement.<br />
<strong>Comment parvenez-vous à  financer des technologies aussi innovantes ?</strong><br />
Je paie la plupart des frais par la vente et mes projets annexes, mais beaucoup d’entreprises aident au financement de la recherche. Par exemple, l’impression 3D est en partie prise en charge par la société Materialise, qui développe ce procédé.<br />
<strong>Vous êtes la première, en haute couture, à utiliser la stéréo-lithographie, qui fabrique des objets solides à partir d’un modèle numérique. L’impression 3D sera-elle la machine à coudre de demain ?</strong><br />
Au stade actuel, cela me semble loin, mais c’est possible. Cela dépendra des améliorations de cette technique.<br />
<strong>Vous devez être contente de succéder à Azzedine Alaïa au Groninger Museum…</strong><br />
Oui. J’y présente une sélection chronologique de mes meilleurs looks, et un best of de mes trois dernières collections haute couture, <em>Evasion</em>, <em>Capriole</em> et <em>Micro</em>, dans une galerie de photos et d’installations dont le concept est coréalisé par Bart Hess.<br />
<strong>Y a-t-il un nom à barrer parmi les gens auxquels on pense face à vos pièces : David Cronenberg – H.P. Lovecraft – Hussein Chalayan ?</strong><br />
Le seul à garder est Chalayan, il est l’auteur d’une œuvre très contrastée beaucoup plus large que la mode elle-même ; on y trouve de l’histoire, de la science, de la philosophie et de la haute technologie. Je ne connais pas bien David<strong> </strong>Cronenberg, les films violents ne m’intéressent pas. J’aime la beauté sombre, mais pas la destruction, la douleur ou les esprits négatifs. Lovecraft, pareil, je suis trop hippie pour cela.</p>
<p><span style="color: #888888;">Paru dans </span><a href="/standard35/"><em>Standard</em> n° 35</a><span style="color: #888888;"> en avril 2012</span><br />
<span style="color: #888888;">Photographie <a href="http://ioulex.com">ioulex</a></span><br />
<span style="color: #888888;">Remerciements Amandine Chalony et Jessica Dufour</span></p>
<p>Exposition<br />
<em><a href="http://www.groningermuseum.nl/tentoonstelling/iris-van-herpen">Tentoonstelling</a></em><br />
<a href="http://www.groningermuseum.nl"> Groninger Museum</a>, Pays-Bas<br />
Jusqu’au 23 septembre</p>
<p>Livre<br />
<em><a href="http://amzn.to/Pe3DP8">Iris Van Herpen</a></em><br />
Préface Jean-Paul Cauvin<br />
(BAI Publishers)</p>
<blockquote>
<div id="attachment_10017" class="wp-caption alignnone" style="width: 555px"><a href="/wp-content/uploads/2012/07/iris-van-herpen-collections-standard-Fragile-Futurity-capriole-Micro.png"><img class="size-full wp-image-10017" title="Collections Fragile Futurity, Capriole et Micro" alt="iris van herpen collections standard Fragile Futurity, Capriole et Micro" src="/wp-content/uploads/2012/07/iris-van-herpen-collections-standard-Fragile-Futurity-capriole-Micro.png" width="555" height="552" /></a>
<p class="wp-caption-text">Collections Fragile Futurity, Capriole et Micro</p>
</div>
<p>La première collection d’Iris Van Herpen, <em>Fragile Futurity</em>, avait transformé la femme en insecte géant. Ce n’était pas ce qu’on appelle un thème, mais l’entrée en matière d’une créatrice dans un univers micro-biologique que les collections suivantes – <em>Crystallization</em>, <em>Radiaton Invasion</em>, <em>Capriole</em> – auront approfondi. Alliant des techniques oubliées de l’artisanat et les technologies de pointe [impression 3D], l’esbroufe couture de la nature minuscule est observée au plus près de sa grandeur.</p></blockquote>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/iris-van-herpen-et-les-organismes-invisibles/">Iris Van Herpen et les organismes invisibles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/iris-van-herpen-et-les-organismes-invisibles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Brady Corbet : &#171;&#160;Ne cherchez pas à être sexy : soyez pur &#171;&#160;</title>
		<link>https://standardmagazine.com/brady-corbet/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/brady-corbet/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 09:11:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Brady Corbet]]></category>
		<category><![CDATA[Brady Corbet interview]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/?p=8033</guid>
		<description><![CDATA[<p>Il a joué dans 24, tourné pour Lars von Trier et Michael Haneke mais son visage reste une énigme : coup de fil à Brady Corbet, étrange beauté qui cherche à « s’oublier ». A peine deux...</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/brady-corbet/">Brady Corbet : &laquo;&nbsp;Ne cherchez pas à être sexy : soyez pur &laquo;&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il a joué dans <em>24</em>, tourné pour Lars von Trier et Michael Haneke mais son visage reste une énigme : coup de fil à </strong><strong>Brady Corbet</strong><strong>, étrange beauté qui cherche à « <em>s’oublier</em> ».</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8036" title="brady corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_01.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="863" /></p>
<p><span style="color: #888888;"><img class="alignnone size-full wp-image-8038" title="brady corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_13.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="863" /></span></p>
<p><em><span style="color: #000000;"><img class="alignnone size-full wp-image-8042" title="brady corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_19.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="719" /></span></em></p>
<p><em><span style="color: #000000;">A pein</span>e deux sonneries et il décroche, avenant. Brady s’excuse platement de proroger l’interview de quelques secondes pour s’allumer une cigarette. Il semblerait presque s’en vouloir d’être à Los Angeles plutôt qu’à New York, imposant un appel tardif, il est vingt-deux heures. 23 ans et déjà pro, « à l’américaine » comme on dit chez nous. </em></p>
<p><strong><em>Funny Games U.S.</em>, <em>Mysterious Skin</em>, et l’été dernier <em>Melancholia</em> : trois grands films  indépendants. Pourtant, personne ne vous connaît. Parce qu’à chaque fois, vous changez d’apparence ?</strong><br />
<strong>Brady Corbet :</strong> C’est plutôt mon apparence qui, depuis dix ans, a beaucoup changé ! Mais c’est très important pour moi, je me sens mieux si je ne me reconnais pas. J’ai pris beaucoup de poids pour <em>Funny Games U.S</em>. (Michael Haneke, 2007), et c’était bien plus facile de s’oublier parce que je n’essayais pas d’être beau, ça ne pouvait pas tourner à la photo de mode car je n’étais pas en lien avec ma vanité. Un film vous représente : c’est dur de ne pas penser à ce que ça donnera. Si vous ne cherchez pas à être sexy, alors vous serez plus pur.<br />
<strong>Etonnamment, dans <em>Melancholia</em>, Kirsten Dunst vous trouve suffisamment sexy pour vous « violer »…</strong><br />
Vous savez, comme je fais partie intégrante du film, je fais de mon mieux pour ne pas interpréter ce qu’un réalisateur a voulu dire. J’ai bien sûr ma petite idée…<br />
<strong>Donc ?</strong><br />
Je pense que Justine, son personnage, a juste besoin de prendre son pied, de baiser. Et il s’avère que je suis là. Elle fait tout pour faire ce qu’il ne faut pas, aussi destructrice que possible.<br />
<strong>Pourquoi, à part votre rôle dans <em>24</em>, toujours choisir le cinéma indépendant ?</strong><br />
Ce n’est pas un but en soi, je fais mon maximum pour travailler avec de vrais auteurs réalisateurs. Le plus important, c’est la fierté que j’en retire. Pourquoi les films exigeants sont-ils indépendants ? C’est juste le manque d’argent. Et parfois je me dis aussi que je pourrais en gagner plus…<br />
<span style="font-weight: bold;">Un thème recoupe votre filmographie : la violence intériorisée. </span><br />
C’est sans doute une obsession personnelle. <em>Funny Games U.S.</em> était proche de ce que j’aime donner, et mon prochain, <em>Simon Killer</em> [réalisé par Antonio Campos, sortie indéterminée], encore plus : j’y interprète un touriste américain qui essaye de surpasser sa dépression en venant à Paris, mais il a des difficultés pour rencontrer quelqu’un. Il se sent de plus en plus isolé… jusqu’à croiser le chemin d’une jeune hôtesse dans un bar de Pigalle. La moitié de l’équipe est française, et le casting, lui, l’est totalement : Mati Diop [<em>35 rhums</em>], Constance Rousseau [<em>Tout est pardonné</em>]… ils sont fantastiques ! Nous avons presque tout filmé rue des Martyrs.<br />
<strong>Vous assurez parfois le montage de vos films. N’est-ce pas un peu étrange de se monter soi-même ?</strong><br />
Il n’y a que sur <em>Two Gates of </em><em>S</em><em>leep</em> que je suis crédité comme monteur. Il y a peu de dialogues, ça facilite la donne : il est plus dur d’entendre sa voix que de voir son image. Pendant un montage, à force de regarder sans cesse les mêmes plans, d’entendre les mêmes mots, ils perdent leur sens, leur substance. Et cela aide à s’oublier. En plus, le fait d’avoir grandi à l’écran implique que je sois plutôt déconnecté de mon image, étrangement. Ce qui ne veut pas dire que je sois caméléon.<br />
<strong>Avez-vous participé au montage de <em>Simon Killer</em> ?</strong><br />
J’ai écrit l’histoire avec Antonio – pas un scénario traditionnel, juste un traitement de dix pages – puis j’ai été très impliqué dans la postproduction. C’est pendant les répétitions que les dialogues ont commencé à s’écrire. Le film sera présenté à Sundance en janvier, nous en sommes aux corrections des couleurs. C’est vraiment notre bébé.<br />
<strong>Ce sera mieux que <em>Minuit à Paris </em>[Woody Allen, 2011], hein ?</strong><br />
Ça n’a rien d’une carte postale. C’est très réaliste, quotidien, sans être glauque pour autant.<br />
<strong>Venir à Paris, c’était une façon de trouver l’amour ? </strong><br />
J’ai une relation très romantique avec la France. Parfois ça a marché, mais pas toujours !</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8039" title="brady corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_12.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="863" /></p>
<p><span style="color: #888888;">entretien Eric Le Bot<br />
photographie ioulex<br />
stylisme Masayo Kishi<br />
assistant stylisme Suong Phan<br />
mise en beauté Fumiaki Nakagawa<br />
remerciements Kaarin et Jay de Von bar, New York</span></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8040" title="brady corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_31.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="719" /></p>
<blockquote><p>Filmo<br />
<strong>Pas sage Brady</strong><br />
Le cinéma américain possède tout un catalogue d’<em>it-girls, </em>de<em> </em>Chloë Sevigny à Maggie Gyllenhaal, excellentes actrices naviguant entre productions <em>low budget</em> et <em>blockbusters</em>, mais aussi égéries jetables de magazines branchés. Curieusement, on dénombre assez peu d’<em>it-</em><em>boys</em>. Brady Corbet, 23 ans, en est un spécimen. Tout Hollywood connaît son nom, sans avoir forcément vu ses films indépendants. Il faut dire que, comme sur nos photos, le jeune homme se métamorphose : qui fera le lien entre l’ado apeuré à lunettes de <em>Mysterious Skin</em> (Gregg Araki, 2004) et le psychopathe grassouillet de <em>Funny Games U.S. </em>(Michael Haneke, 2007) ? Plus étonnant, il compte parmi ces comédiens qui savent se mettre en retrait, pour lesquels un bon second rôle – tel le stagiaire que Kirsten Dunst se tape au clair de lune dans <em>Melancholia</em> (Lars von Trier, 2011) – vaut mieux qu’un mauvais premier. Pour lesquels se retrouver <em>side-kick</em> peut créer une formidable synergie, comme face à Joseph Gordon-Levitt, Michael Pitt ou Kiefer Sutherland (dans la saison 5 de <em>24</em>)<em>, </em>sans souffrir de leur ombre, tout en leur volant<em> </em>au moins une scène.</p>
<p>Brady suit donc un chemin très singulier : entre l’Autrichien Haneke et le Danois von Trier, il a fréquenté de près une <em>it-fille</em> hexagonale (Roxane Mesquida, voir <em>Standard</em> n<sup>o</sup> 28) et revient de plusieurs mois à Paris où il fut touriste dans <em>Simon Killer </em>de<em> </em>son copain Antonio Campos (<em>Afterschool</em>, 2008). En décembre, il était chasseur taciturne dans <em>Two Gates of </em><em>S</em><em>leep </em>(Alistair Banks Griffin, 2008), fin février il sera membre d’une secte dans <em>Martha Marcy May Marlene </em>de Sean Durkin. Deux œuvres en quête d’identités. Le puzzle de la sienne, qu’il compose pièce par pièce, est le plus passionnant depuis la comète River Phoenix.</p>
<p>Alex Masson</p>
<p><em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=180621.html">Two Gates of sleep</a></em> d’Alistair Banks Griffin<br />
<em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185291.html">Martha Marcy May Marlene</a></em> de Sean Durkin</p></blockquote>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8041" title="brady-corbet by ioulex" src="/wp-content/uploads/2012/04/brady-corbet_interview_portrait_ioulex_23.jpg" alt="brady-corbet_interview_portrait_ioulex" width="575" height="719" /></p>
<p><span style="color: #808080;">Retrouvez cet entretien dans <a href="/standard34">Standard n°34</a>, janvier 2012</span></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/brady-corbet/">Brady Corbet : &laquo;&nbsp;Ne cherchez pas à être sexy : soyez pur &laquo;&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/brady-corbet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>TV: The Network</title>
		<link>https://standardmagazine.com/ioulex-tv-the-network/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/ioulex-tv-the-network/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 19:37:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Standard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries de mode]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>
		<category><![CDATA[Série de mode]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/</guid>
		<description><![CDATA[<p>Par ioulex, à New York, dans Standard n°21.</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/ioulex-tv-the-network/">TV: The Network</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-48-01/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-48-01-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-48-01" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-04/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-04-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-04" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-63-01/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-63-01-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-63-01" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-36-02/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-36-02-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-36-02" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-44-01/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-44-01-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-44-01" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-53-04/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-53-04-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-53-04" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-18/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-18-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network-18" /></a><br />
<a href='/ioulex-tv-the-network/ioulex_network-box-2/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2011/03/ioulex_network-BOX-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex_network" /></a></p>
<p>Par <a href="http://ioulex.com">ioulex</a>, à New York, dans <a href="/standard21"><em>Standard</em> n°21.</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/ioulex-tv-the-network/">TV: The Network</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/ioulex-tv-the-network/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La secrétaire de Thom Browne est une femme charmante.</title>
		<link>https://standardmagazine.com/thom-browne-interview/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/thom-browne-interview/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 12:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Magali Aubert]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>
		<category><![CDATA[Thom Browne]]></category>
		<category><![CDATA[Thom Browne interview]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/?p=14748</guid>
		<description><![CDATA[<p>Thom Browne : &#171;&#160; Vous avez rendez-vous ? » « Tsar » du costume chic et sans pli, le styliste new-yorkais Thom Browne, 45 ans, crée des patrons pour patrons et sape l’Amérique qui fume le Havane. Nous...</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/thom-browne-interview/">La secrétaire de Thom Browne est une femme charmante.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Thom Browne : &laquo;&nbsp; Vous avez rendez-vous ? »</h2>
<h5><b>« Tsar » du costume chic et sans pli, le styliste new-yorkais <span style="text-decoration: underline;">Thom Browne</span>, 45 ans, crée des patrons pour patrons et sape l’Amérique qui fume le Havane. Nous avons voulu l’interviewer : sa secrétaire a pris ça très au sérieux.</b></h5>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_collection-2010-photo-Ioulex.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-14751" alt="thom-browne_collection 2010 photo Ioulex" src="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_collection-2010-photo-Ioulex.jpg" width="620" height="775" /></a></p>
<p>La secrétaire de Thom Browne – ou plutôt son efficace attachée de presse – est une femme charmante. Son seul défaut est de bloquer courtoisement l’accès direct à son employeur. Interviewer « <i>le designer qui a redonné le goût du costume aux Américains </i>» devient donc un dialogue interposé avec Miki Higasa, pointure des relations publiques dans le monde du design – d’origine Japonaise, cette ex-RP de Comme des Garçons aux Etats-Unis a monté sa boîte en 2004. Selon elle, Thom n’est « <i>pas très bavard</i> », « <i>extrêmement pris</i> » par ses prochains défilés, dont celui qui le verra présenter sa première collection femme pour le printemps 2011, distribuée dans des points de vente exclusifs : Barneys à New York, Colette à Paris. <i>Cheers</i> : Miki nous annonce qu’un entretien par mail est envisageable.</p>
<p><b>Office man excentrique</b><br />
Thom Browne a grandi à Allentown en Pennsylvanie, une ville connue pour la chanson de Billy Joel sur le déclin du rêve américain. D’une fratrie de sept enfants, élevé par des parents avocats et compétitifs, Thom est le seul créatif. A 45 ans, les cheveux rasés de près, il porte la même chose tous les jours : un costume gris, une chemise en coton Oxford, une cravate grise et des richelieus noires, version pantalon en hiver, short en été. Et s’il évite les voyages, son style « office man » excentrique a fait le tour du monde en moins de dix ans. Celui que la presse américaine surnomme « <i>le Tsar </i>» est un phénomène de mode masculine rarement vu depuis le règne d’Hedi Slimane. Tout comme lui en 2002, Thom remporte en 2006 le prix du prestigieux Conseil des créateurs américains et, par la même occasion, le parrainage de l’indétrônable papesse de <i>Vogue</i>, Anna Wintour. Celle-ci joue l’entremetteuse pour une collaboration avec Brooks Brothers, la plus ancienne marque de costumes aux Etats-Unis. Un partenariat qui s’avère si productif qu’il donne naissance à <i>Black Fleece</i>, une ligne permanente avec boutiques attitrées.<br />
Quelques jours après l’envoi de nos questions, les réponses reviennent, aussi courtes que ses pantalons feu de plancher. Et tout a l’air <i>fake</i>. Pouvez-vous décrire l’endroit où vous vous trouvez ? Le décor ? L’atmosphère ?<i> </i> «<i> Je suis dans le bureau de mon attachée de presse.</i> »</p>
<p><b>Bureau de fonctionnaire fifties</b><br />
N’était-il pas plutôt dans son magasin-phare de 200 m2 sur Hudson Street, à Manhattan, dans une rue peu commerçante de Tribeca, à la frontière du quartier financier ? Créé par l’architecte David Biscaye, cette boutique lumineuse et minimaliste reprend l’esprit d’un bureau de fonctionnaire américain des années 50, néons, sol en Terrazzo, murs gris. Quelques fauteuils d’époque, peu de portants, chaque modèle est exposé en taille unique ; des employés serviables, costards T. B., conseillent les clients, mais le cœur du lieu est invisible : c’est l’atelier couture, à l’arrière, où businessmen esthètes et créatifs chics rencontrent le <i>boss</i> – « <i>uniquement sur rendez-vous </i>».</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_fashion-2010.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-14755" alt="thom-browne_fashion 2010" src="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_fashion-2010.jpg" width="620" height="413" /></a></p>
<p>Ses réponses à nos questions sur la vie d’entreprise sont tout aussi déroutantes. Quelle tenue de bureau aimeriez-vous voir disparaître ? Laquelle encourager ? «<i> L’individualité est une bonne chose mais il est important d’être habillé de manière appropriée. </i>» Si vous étiez patron d’une grande société, y aurait-il une tenue obligatoire ? «<i> Les employés porteraient du Thom Browne. </i>» Comment les enjeux de pouvoir s&rsquo;illustrent-ils dans les codes vestimentaires ? «<i> Ce n’est pas une question vestimentaire. La confiance en soi et l’ambition doivent venir de l’intérieur. </i>»<i> </i>On compare ce bla-bla avec ses précédents entretiens. Coup de fil à Miki. Est-ce que Thom a répondu lui-même ? On a du mal à reconnaître son style… «<i> Je lui ai posé vos questions par téléphone hier soir et j’ai rédigé ses réponses, mais je peux vous donner des précisions. </i>»<i> </i>Notre document « Q&amp;R Thom Browne » raturé de rouge, on clique sur « Envoyer ». Rendez-nous le créateur subversif qui influence la mode masculine de Gucci à Club Monaco, celui qui a fait bouger le costume/cravate ! Aurait-elle tout écrit elle-même ?<i></i></p>
<p><b>Uniformité contre individualisme </b><br />
Sa subversion commence dans les proportions. Le pantalon s’arrête à la cheville et la veste au poignet, laissant dépasser plusieurs centimètres de manchette et de mollet. La silhouette est cintrée, les revers de veste étroits. L’impression générale est celle d’un costume aux dimensions méticuleusement rétrécies qui habille tout en valorisant le corps de l’homme – au lieu de le cacher. Pour les matières, Thom Browne fait belle part aux tissus traditionnels dans un souci de confort et de durabilité : laine anglaise, coton gaufré, madras. Explication laconique : «<i> Mon but est d’encourager des hommes plus jeunes à porter le costume, leur montrer qu’ils peuvent le faire sans ressembler à leur père ou à leur grand-père. </i>»</p>
<p>Son côté rebelle s’exprime mieux dans ses défilés, productions spectaculaires qui renforcent la contradiction essentielle de son style : uniformité contre individualisme. Pour preuve, son premier défilé parisien au siège du Parti communiste, en juin dernier, déclaré à l’unanimité comme l’événement de la saison : quarante cosmonautes US traversent la salle sur l’air du <i>Danube Bleu</i> puis, dans une autre pièce, retirent leurs combinaisons sous l’œil de caméras, projetant l’effeuillage dans la pièce principale. Ils reviennent enfin, un par un, pour montrer, outre les costumes gris attendus (en version bermuda pour l’été), des modèles à paillettes multicolores, à rubans appliqués, à carreaux, et notre préféré de cette collection printemps-été 2011, un costume à motif brodé de requins chassant des petits poissons…</p>
<h2><a href="/wp-content/uploads/2010/10/thom-browne_collection-2010.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-14768" alt="thom-browne_collection-2010" src="/wp-content/uploads/2010/10/thom-browne_collection-2010.jpg" width="620" height="399" /></a></h2>
<h2>Thom Browne : «<i> Encourager les jeunes à porter le costume, leur montrer qu’ils peuvent le faire sans ressembler à leur grand-père. </i>»</h2>
<p><b>Irrité par <i>Mad Men</i></b><br />
Retour des réponses demandées en supplément. Vous vous dites influencé par « <i>l’essence des années 50 et 60</i> », à quoi pensez-vous ? «<i> C’est une époque où il y avait une sensibilité américaine indéniable, dont s’inspiraient les autres pays. </i>»<i> </i>Pourquoi cet engouement pour les silhouettes classiques, les costumes au tailleur ? Et la série <i>Mad Men</i> ? «<i> C’est très bien fait esthétiquement, mais cette série ne m’influence pas. </i>» Au téléphone, un peu plus tard : Miki, j’ai l’impression que cette question sur <i>Mad Men</i> l’a irrité. «<i> Non, non, je ne dirais pas </i>irrité<i>… Mais Thom ne regarde pas beaucoup la télévision. C’est vrai qu’on lui pose souvent la question et qu’il n’aime pas trop que son travail soit comparé à ce programme.</i> » Et pourtant…</p>
<p>Donc Thom Browne ne regarde pas la télé, ne lit pas journaux et magazines, il est inspiré par certains films des années 50 «<i> mais pas de manière littérale </i>» ou par des passants dans la rue, apprend-on dans le <i>Wall Street Journal</i> : «<i> Il y avait ce vieil homme que je croisais tous les jours sur Lexington Avenue, il allait au travail, toujours impeccable mais avec un petit détail qui détonnait, ça lui donnait de l’allure, l’air de ne pas avoir fait trop d’efforts. </i>» Sous ses airs polis, Thom aime briser les conventions. « <i>Ce que je fais est devenu anticonformiste dans le contexte actuel, </i>s’étonne-t-il en 2006 dans<i> New York Magazine. Le look jean/t-shirt est tellement commun qu’il est porté là où il n’était pas toléré avant, sur le tapis rouge, dans certains restaurants, au théâtre…</i> » D’où l’attrait pour un nouveau costume, entre décontraction et lignes classiques, à destination d’une population jeune et pointue. Thom, vos clients, ce sont des secrétaires ou des patrons ? « <i>Des webdesigners, des architectes, des banquiers. L’âge n’a pas d’importance, c’est un état d’esprit.</i> » Qui rapporte : le costume TB en flanelle grise commence à 2 800 dollars (ce qui risque de changer sous la direction du nouveau P. –D. G. Josh Sparks, qui souhaite réduire les prix d’environ 20 %). Et si vous n’avez pas le portefeuille de Bernard Madoff, la collection <i>Black Fleece</i> pour Brooks Brothers démarre, elle, à 1 600 dollars.</p>
<p><b>« Occupé »</b><br />
Nouveau message de Miki, qui s’excuse et rappelle, très professionnellement, l’événement de la marque pour le printemps prochain : «<i> Une première petite collection féminine basée sur son concept de façonnage </i>», que l’intéressé détaille sur le site <i>Fashion Fame</i> : «<i> Flanelle grise, cachemire marine, une influence masculine et américaine avec une coupe ajustée adaptée aux femmes. J’adore voir une femme dans un costume bien taillé. Le façonnage masculin adapté aux femmes est puissant et sexy sans être trop évident. </i>»</p>
<p>En dehors du boulot, Thom Browne a ses petites habitudes. Chaque jour commence par un jogging à Central Park suivi d’un petit-déjeuner café/toasts de pain blanc au Café Cluny, à deux pas de sa boutique de Hudson Street. La soirée consiste souvent en un dîner et une coupe de Krug chez Soho House, un club privé exclusif, également près de son bureau. Sinon, il collectionne les coupes de champagne en cristal.<i> </i>Une routine chic dans laquelle Miki parvient à caler pour nous une session-photo, mais pas d’interview téléphonique. Son dernier mail est sans équivoque : « <i>Thom n’aura pas le temps de vous prendre au téléphone. Mais n’hésitez pas à me faire parvenir toute question supplémentaire, je me ferais un plaisir de vous aider.</i> »<i></i></p>
<p><span style="color: #888888;">Par Eva Anastasiu, photographie Ioulex (à New York) pour <span style="color: #888888;"><a href="/standard29/"><em>Standard</em> n°29</a></span></span></p>
<blockquote><p>CV approprié<br />
<b>« De Monsieur Lauren, j’ai beaucoup appris »</b></p>
<p>Les débuts de Thom Browne racontés par Miki, utilisant le « je » comme si de rien n’était : «<b> </b>Après un diplôme de commerce à l’université Notre-Dame en Indiana, je suis parti à Los Angeles pour devenir acteur. J’ai commencé à m’intéresser à la confection en retaillant des costumes trouvés aux puces pour me créer une silhouette plus ajustée. N’ayant pas rencontré un grand succès en tant que comédien, des amis m’ont proposé de passer de travailler au service commercial chez Giorgio Armani. Puis je suis passé au design chez Club Monaco, qui venait d’être racheté par Ralph Lauren. De Monsieur Lauren, j’ai beaucoup appris sur la manière de construire sa compagnie et son image. Puis j’ai quitté Club Monaco, j’ai passé un an à étudier la confection avec un tailleur italien de New York et créé cinq costumes religieusement portés moi-même jusqu’à ce que les premières commandes tombent. »</p></blockquote>
<blockquote><p><a href="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_fashion-2010-photo-Ioulex.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-14754" alt="thom-browne_fashion 2010 photo Ioulex" src="/wp-content/uploads/2014/01/thom-browne_fashion-2010-photo-Ioulex-199x300.jpg" width="199" height="300" /></a></p>
<p>Entretien d’embauche</p>
<p><b>Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ?</b><br />
<b>Thom Browne :</b> Pour lancer ma propre collection.<br />
<b>Que disent de vous vos collègues ?</b><br />
Que je suis chanceux.<br />
<b>Vos plus grandes qualités ?</b><br />
Confiance en moi, imagination.<br />
<b>Pourquoi pensez-vous réussir dans ce métier ?</b><br />
Je fais attention aux détails.<br />
<b>La partie la plus difficile du métier ?</b><br />
Le business est toujours un challenge, gérer les affaires et les employés est la partie la plus difficile pour moi.<br />
<b>Que préférez-vous dans votre travail ?</b><br />
Tout. J’ai beaucoup de chance de pouvoir gagner ma vie en faisant ce que j’aime.<br />
<b>Plus grande déception professionnelle ?</b><br />
Je ne perçois pas les obstacles comme des déceptions.<br />
<b>Qu’avez-vous appris de vos erreurs ?</b><br />
Qu’elles sont très utiles.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #888888;">Brève de shooting</span><br />
<span style="color: #888888;"><b>« <i>Jimmy Stewart from Mars </i>»</b><b></b></span><br />
<span style="color: #888888;">« Miki est en avance, Thom Browne à l&rsquo;heure. Il nous serre la main très fort, ce qui est bon signe. On l’a déjà croisé dans la rue, il a toujours exactement le même look, on reconnaît sa silhouette de loin. Ses cheveux sont vraiment très courts, <i>skinhead</i>. Il parle doucement mais avec confiance, se comporte calmement, sans aucune distance, écoute attentivement, fait tout ce qu’on lui demande. C’est surprenant, car on s&rsquo;attendait à quelqu&rsquo;un très en contrôle de son look. Mais puisqu&rsquo;il maîtrise son physique et son environnement – tout dans la boutique est parfaitement « Thom Browne » – il est dans son élément et, sans souci, se laisse aller. Il a l&rsquo;air très fier de son défilé à Paris. Franchement, c&rsquo;est un type très intéressant, et en même temps pas prétentieux. Il nous a fait penser à ce que Mel Brooks disait de David Lynch : &laquo;&nbsp;<i>Jimmy Stewart from Mars</i>&laquo;&nbsp;.»</span></p>
<p><span style="color: #888888;">Ioulex, notre tandem favori de photographes new-yorkais</span></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/thom-browne-interview/">La secrétaire de Thom Browne est une femme charmante.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/thom-browne-interview/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hôtel Standard</title>
		<link>https://standardmagazine.com/ioulex-hotel-standard/</link>
		<comments>https://standardmagazine.com/ioulex-hotel-standard/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 13:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Magali Aubert]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries de mode]]></category>
		<category><![CDATA[ioulex]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://standardmagazine.com/?p=10736</guid>
		<description><![CDATA[<p>Par ioulex, à l&#8217;hôtel Standard de New York, dans Standard n°25.</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/ioulex-hotel-standard/">Hôtel Standard</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-1/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-1--200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-2/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-2-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-3/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-3-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-4/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-4-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-5/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-5-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-5-bis/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-5-bis-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-6/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2012/01/ioulex-Hotel-Standard-NY-6-200x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
<a href='/ioulex-hotel-standard/ioulex-hotel-standard-ny-box-2/'><img width="150" height="150" src="/wp-content/uploads/2009/10/ioulex-Hotel-Standard-NY-BOX-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="ioulex Hotel Standard New York serie de mode magazine standard" /></a><br />
Par <a href="http://ioulex.com">ioulex</a>, à l&rsquo;hôtel Standard de New York, dans <a href="/standard25/"><em>Standard</em> n°25.</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="/ioulex-hotel-standard/">Hôtel Standard</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://standardmagazine.com/ioulex-hotel-standard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
