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	<title>STANDARD &#187; 179 canal</title>
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		<title>Antoine Catala : «&#160;S’imprégner de la banalité.&#160;»</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Dec 2013 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Patricia Maincent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Toulousain basé à New York, Antoine Catala intrigue avec Il était une fois…, un rébus en sculptures mécaniques à déchiffrer à la biennale de Lyon. Vous avez étudié les math avant l&#8217;art. L&#8217;envie...</p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="/antoine-catala-interview/">Antoine Catala : «&nbsp;S’imprégner de la banalité.&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="/">STANDARD</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5><b>Toulousain basé à New York, <a href="http://aaaaaaa.org/" target="_blank">Antoine Catala</a> intrigue avec <a href="http://www.biennaledelyon.com/fr/edition-2013/expo-internationale/artistes/antoine-catala,11.html" target="_blank"><i>Il était une fois…</i></a></b><b>, un rébus en sculptures mécaniques à déchiffrer à la biennale de Lyon.</b></h5>
<div id="attachment_14220" class="wp-caption aligncenter" style="width: 620px"><a href="/wp-content/uploads/2013/12/antoine-catala©ioulex-1.jpg"><img class="size-full wp-image-14220   " alt="Antoine Catala E.T. Il était une fois" src="/wp-content/uploads/2013/12/antoine-catala©ioulex-1.jpg" width="620" height="932" /></a>
<p class="wp-caption-text">Vue d’installation dans son atelier new-yorkais. E.T. au doigt trompeur est le verbe de Il &laquo;&nbsp;était&nbsp;&raquo; une fois… Photographie ioulex.</p>
</div>
<p><b>Vous avez étudié les math avant l&rsquo;art. L&rsquo;envie est survenue pendant une équation ?</b><br />
<strong>Antoine Catala :</strong> Le désir d&rsquo;une carrière artistique précédait les mathématiques. J&rsquo;étais tenté par le cinéma, mais diriger une équipe, trouver des budgets, me rebutait. Alors j&rsquo;ai fait des calculs en solitaire à l&rsquo;université à Toulouse pour faire plaisir à ma famille. Mon père était un scientifique brillant. J&rsquo;ai beaucoup aimé, mais n&rsquo;étais pas sûr de ce que je voulais. Au milieu de mes hésitations, j&rsquo;ai bifurqué vers une école d&rsquo;ingénieur du son à Londres puis une école d&rsquo;arts à l&rsquo;université London Guildhall. Il me reste des sciences l&rsquo;idée de système. Les images ou les couleurs sont moins importantes, ce qui compte c&rsquo;est comment fonctionnent les plateformes que je mets en place.</p>
<p><b>Pour votre <a href="http://www.biennaledelyon.com/fr/edition-2013/expo-internationale/artistes/antoine-catala,11.html" target="_blank">installation</a> au MAC de Lyon, vous utilisez la célèbre introduction aux contes « Il était une fois… »</b>, <b>pourquoi ?</b><br />
C’est la première phrase à laquelle j&rsquo;ai pensé. J’ai voulu en trouver une autre. Mais elle se compose de façon tellement jolie et cohérente qu’elle m&rsquo;a conquis. Je l’ai déconstruite en cinq éléments : une île, E.T. l&rsquo;extra-terrestre, la lune juxtaposée à la lettre « l » barrée, un foie et l&rsquo;ellipse des points de suspensions. Soit cinq sculptures.</p>
<p><b>Comment passez-vous du mot à l’image puis de l’image à l’objet ? </b><br />
Toutes mes recherches se font sur internet, je choisis des images génériques, qu&rsquo;on peut voir partout. Le rébus fait coller une image directement à des mots. Donc je passe plutôt du mot-image à l’objet. Comme si on « pensait » comme une machine. Comme Google qui, avec un mot, livre un mur d&rsquo;images. Cette magie me plaît. Pour l’insuffler, j&rsquo;utilise des illusions rudimentaires : un système de chambre à air gonfle une surface ronde sur laquelle est projetée une image de la lune. Quand elle se dégonfle, apparaît la lettre « l » barrée pour faire deviner le « une ». Ensuite, un humidificateur industriel projette de la vapeur d&rsquo;eau froide qui prend du volume et devient un autre écran de projection sur lequel apparaît l’île. Quand on se déplace, l&rsquo;image se brouille, ça a un côté féérique. A part le foie tout est cinétique, bouge, pour insister sur l’idée de métamorphose.<b></b></p>
<p><b>On pense à Georges Méliès et aux premières fictions du cinéma&#8230;</b><br />
Évidemment j&rsquo;adore Méliès et, pour citer quelqu’un d’aujourd’hui, l’artiste nantais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierrick_Sorin" target="_blank">Pierrick Sorin</a> burlesque et grinçant, dont je m&rsquo;inspire pour les hologrammes. Mais ce qui m&rsquo;intéresse avant tout, c&rsquo;est la spatialisation, l&rsquo;image sort de l&rsquo;écran pour devenir un objet et une relation physique.</p>
<p><b>Cela évoque l&rsquo;Américain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kosuth" target="_blank">Joseph Kosuth</a> et sa célèbre chaise (<i>One and Three Chairs,</i></b><b> 1965), accompagnée de sa définition et d’une photo d’elle prise à l&rsquo;endroit où elle est exposée…</b><br />
J&rsquo;ai beaucoup aimé cette œuvre conceptuelle quand j&rsquo;étais en école d&rsquo;art, mais je pense plus à la génération de la fin du XX<sup>e</sup> siècle, comme <a href="http://mikekelley.com/" target="_blank">Mike Kelley</a>, <a href="/jim-shaw-archives/" target="_blank">Jim Shaw</a> ou <a href="http://www.rhone-alpes.culture.gouv.fr/cp/site_flash/a66.htm" target="_blank">Matt Mullican</a>, pour leur univers fantasmagorique un peu psychédélique construit à base d’images pauvres, laissées pour compte.</p>
<p><b>Vous avez fait des études en Angleterre et vivez aux États-Unis, qu&rsquo;est ce qui motive vos déplacements ?</b><br />
J’ai aussi vécu à Berlin en 2002, 2003. New York, j&rsquo;y suis pour ma petite amie. J&rsquo;y ai rencontré des artistes regroupés autour d&rsquo;une jeune galerie, <a href="http://www.47canalstreet.com/main.php?1=&amp;2=" target="_blank">47 Canal</a>, sur Canal street. Maintenant ça marche pour nous tous, mais on est parti de rien. On a créé une communauté parce que personne ne nous exposait. Notre amie Margaret Lee a ouvre une galerie. Juste après le crash immobilier de 2008, elle a négocié le droit d’utiliser un grand espace pour montrer des œuvres, en contrepartie, elle louait les autres locaux vides de l&rsquo;immeuble à des artistes. C’était au <a href="http://www.179canal.com/" target="_blank">179 Canal </a>street. Du monde venait aux vernissages, il y avait une énergie géniale. Evidemment, quand ça a commencé à marcher le propriétaire a demandé des sommes faramineuses et on a perdu cet espace fabuleux qui est devenu une salle de mahjong. Mais Margaret a pu rouvrir quelques numéros plus loin.</p>
<p><b>Vivre là-bas, cela influence votre travail ?</b><br />
Je me vois comme un étranger qui regarde de l&rsquo;extérieur vers l&rsquo;intérieur. Beaucoup de mes travaux traitent de la télé, qu’on voit partout ici (<a href="http://www.179canal.com/tv-show-antoine-catala/" target="_blank"><i>TV Show</i></a>, 2009, qui projetait en direct les programmes des grandes chaînes, le son et l&rsquo;image déformés). Mais la dernière exposition que j&rsquo;ai faite à 47 Canal était un rébus, or, les jeux de langage sont très français. Ce qui m&rsquo;intéresse en ce qui concerne les images et le langage, c&rsquo;est la banalité. Une notion qui varie selon les pays et dont il faut du temps pour s&rsquo;imprégner. Je ne pense pas que ma façon de faire soit française, de toute façon je cherche à ce qu&rsquo;elle soit globale et plate.</p>
<p><strong><a href="http://aaaaaaa.org/" target="_blank">Antoine Catala</a></strong><br />
<strong> <a href="http://www.biennaledelyon.com/fr/edition-2013/expo-internationale/artistes/antoine-catala,11.html" target="_blank">Au MAC, Biennale de Lyon</a></strong><br />
Jusqu’au 5 janvier</p>
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