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	<title>Standard - Magazine jeune et poli &#187; Culture</title>
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		<title>Premier interview de David Vann avant la rentrée !</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 10:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Magali Aubert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[david vann Desolations]]></category>
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		<category><![CDATA[Sukkwan Island]]></category>

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		<description><![CDATA[« Mes romans sont des monstres. » Extrait du premier interview avant la rentrée littéraire de l’Américain David Vann (Sukkwan Island) qui, après le succès mondial de Sukkwan Island, a composé une nouvelle farce sur le meurtre et le suicide : l’étourdissant Désolations. L’an dernier, Sukkwan Island, premier roman du quadragénaire Vann, avait frappé à l’estomac ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong><span style="color: #ff0000;">« Mes romans sont des monstres. »</span></strong></h3>
<p><strong>Extrait du premier interview avant la rentrée littéraire de l’Américain David Vann (<em>Sukkwan Island</em>) qui, après le succès mondial de <em>Sukkwan Island, </em> a composé une nouvelle farce sur le meurtre et le suicide : l’étourdissant<em> Désolations.</em></strong></p>
<div id="attachment_3717" class="wp-caption alignnone" style="width: 585px"><img class="size-full wp-image-3717" title="david_vann" src="/wp-content/uploads/2011/07/david-vann.jpg" alt="david_vann_Blaise Arnold" width="575" height="681" /><p class="wp-caption-text">David Vann © Blaise Arnold</p></div>
<p>L’an dernier, <em>Sukkwan Island</em>, premier roman du quadragénaire Vann, avait frappé à l’estomac un public français assoupi – un père et son fils sur une île <em>désolée</em>, une uchronie balancée au visage de son vrai père suicidé. Auréolé d’un prix Médicis et de la prestigieuse et conséquente bourse Guggenheim, l’auteur nous consacre une heure sur Skype depuis la Nouvelle-Zélande où il entame une tournée mondiale. Il apparaît timide, torturé mais rigolard – ce type s’est trop pris de beignes pour tomber dans les pièges grossiers de la célébrité.</p>
<p><strong>Après la paternité douloureuse, le mariage raté ?</strong><br />
<strong>David Vann : </strong>Oui <em>Désolations</em> parle d’une suite d’erreurs minimes menant au drame final. Un couple de retraités bourré de regrets, dont la femme, Irene, n’arrive pas à assembler les différents fragments de sa vie en un tableau acceptable, tandis que son mari, Gary, essaie de bâtir une cabane isolée, un rêve contrarié jusqu’ici par sa vie professionnelle, ses enfants&#8230;<br />
<strong>Gary et les autres personnages masculins sont souvent des lâches : « <em>Pourquoi ne pas se contenter d’</em>être<em> des hommes</em>, s’interroge Rhoda, la fille d’Irene. <em>Pourquoi sont-ils obligés de le devenir ? </em>»</strong><br />
C’est ce que nous faisons, nous autres Américains [il rit]. Le gendre, Jim, est le moins défendable. Il développe une philosophie ridicule, décidant qu’il va multiplier les rencontres sexuelles pour donner un sens à sa vie. Le sexe, c’est ce qui subsiste quand les façons conventionnelles d’envisager une existence valable se sont envolées.<br />
<strong>Ce Jim renvoie à celui de <em>Sukkwan Island</em> (2010). Une autre incarnation de votre père ?</strong><br />
J’ai utilisé ce même nom pour lier les tragédies familiales qui sous-tendent mon travail. Mais Jim, ici, n’a pas d’enfant – il est aussi moins enclin au suicide, et son rôle est secondaire. Le matériau de base concerne la mère de la seconde femme de mon père : quand j’avais 12 ans, son mari lui a annoncé qu’il souhaitait la quitter pour une autre femme. Elle a décidé de le tuer avant de mettre fin à ses jours.<strong><br />
</strong> <strong> </strong></p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><a href="/en-kiosques/">Lire la suite dans Standard en kiosque &#8230;</a></span></h1>
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<p><strong><br />
</strong> <span style="color: #888888;">Entretien</span><strong><span style="color: #888888;"> </span></strong><span style="color: #888888;">François Perrin, photographie <a href="http://www.blaisearnold.net/" target="_blank">Blaise Arnold</a>, Standard n° 32</span></p>
<blockquote><p><strong> </strong><br />
<a href="http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=517"><img class="size-full wp-image-3726 alignright" title="vann-desolations-gallmeister_couv" src="/wp-content/uploads/2011/07/vann-desolations-gallmeister_couv.jpg" alt="" width="123" height="176" /></a>Le livre<br />
<strong>Déprimes &amp; cannes à pêche</strong><br />
Dans une charmante bourgade d’Alaska (Anchorage : son port de pêche, son âpreté, son ennui), des couples peinent à dissimuler «<em> l’impatience générale et continuelle </em>» qu’ils «<em> respirent </em>»<em> </em>depuis des années. Certains la noient dans l’adultère, d’autres dans la <em>weed</em>, les époux patriarches de cette sinistre embarcation préférant miser, une fois sonnée l’heure de la retraite, sur la victoire des chimères sur la routine. C’est oublier un peu vite que les humains sont devenus incapables de survivre à la nature sauvage (comme à leur propre vacuité), et qu’en ces lieux, un éclat de lumière ne dessine qu’un «<em> après-midi ensoleillé dans un lieu mort </em>».<em> </em>Les éclats de voix expriment une piteuse tentative de contrer la dilution identitaire, les claquements de porte, une pathétique mise en scène de soi. Du David Vann sans trahison : enivrante maîtrise des points de vue internes, crudité contemplative plutôt que voyeuriste, sentiments bouillonnants tapis sous un calme olympien – et, par définition, tragédie programmée. Essai transformé.<br />
F. P.</p>
<p><a href="http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=517"><em><span style="color: #888888;">Désolations</span></em><span style="color: #888888;">, Gallmeister, 304 p., 23 €</span></a></p></blockquote>
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		<title>Jacquemus &#171;&#160;Je pourrais travailler à la SNCF.&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 09:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Magali Aubert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Le Pluard]]></category>
		<category><![CDATA[Elisa Tudor]]></category>
		<category><![CDATA[Jacquemus]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacquemus n’est pas un poète, mais il dessine des robes d’infirmières corsées par les rayures des gardiens de taureau camarguais. Vous cherchez la rime ? Simon Porte Jacquemus, nouvelle tête de la mode parisienne, nous donne rendez-vous à deux pas de Montmartre autour d’un (heu&#8230;) verre(s) de Pastis pour parler de ses débuts, de l’amour porté à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jacquemus</strong><strong> n’est pas un poète, mais il dessine des robes d’infirmières corsées par les rayures des gardiens de taureau camarguais. Vous cherchez la rime ?</strong></p>
<div id="attachment_3627" class="wp-caption alignnone" style="width: 585px"><a href="/wp-content/uploads/2011/07/Jacquemus.jpg"><img class="size-large wp-image-3627" title="Jacquemus" src="/wp-content/uploads/2011/07/Jacquemus-575x862.jpg" alt="Jacquemus" width="575" height="862" /></a><p class="wp-caption-text">© Bertrand Le Pluard</p></div>
<p><em>Simon Porte Jacquemus, nouvelle tête de la mode parisienne, nous donne rendez-vous à deux pas de Montmartre autour d’un (heu&#8230;) verre(s) de Pastis pour parler de ses débuts, de l’amour porté à ses racines au pied du Luberon, pour pousser un coup de gueule contre le système hiérarchique de la couture, et bien sûr décrire l’inspiration et le façonnage de la femme Jacquemus. Humble ? On pensait que ça n’existait pas dans le milieu… A 21 ans, ce créateur frise le manque de confiance en soi et ça, c’est un vrai coup de bol d’air.</em></p>
<p><em> </em><br />
<strong>Débarqué à Paris il y a deux ans à peine, tu t’es déjà fait un petit nom. Comment t’y es-tu pris ?</strong><br />
<strong>Simon Porte Jacquemus :</strong><em> </em>Je suis venu étudier à Esmod, mais je suis vite entré en conflit avec mes professeurs. Mes marcels et mes pantalons à taille haute n’étaient pas à leur goût et je trouvais qu’ils poussaient à faire du copier/coller des grands créateurs. J’ai souvent protesté : « <em>Où sont les passionnés de mode ici ? On se croirait avec des ingénieurs ! </em>» J’ai été convoqué et j’ai décidé d’arrêter après trois mois, pour travailler en tant qu’assistant styliste de Benoît Bethume à <em>Citizen K</em>. Mais j’étais le petit chien-chien de tout le monde, ce n’était pas gratifiant… alors je me suis concentré sur ce que je sais faire de mieux : créer une histoire ludique autour d’un vêtement, faire des dessins, choisir des étoffes pour façonner des tenues épurées. Presque comme des tenues d’ouvrières, mais aussi formelles qu’enjouées.<br />
<strong>Dans ta bio, on lit que tu as « <em>le Lolo de Ferrari dans la peau </em>»…</strong><br />
Je suis tombé amoureux et j’ai convenu avec cette personne de me faire tatouer « Lolo » sur le bras si elle se faisait tatouer « Ferrari »… pour être unis quand on se tiendrait par la main. Mais c’est devenu Lolo sans Ferrari !<br />
<strong>… et que tu « <em>vendrais la Sicile et la Camargue à n’importe qui</em> ». Tu as avalé un poète ? </strong><br />
C’est le résidu d’anecdotes qui me résument. Je parle de ma mère, du Sud de la France, où j’ai grandi, de la Sicile qui me tient à cœur, de tout ce qui façonne ma vie et celle de la femme Jacquemus. Ma mère faisait de la décoration, mon père était musicien, j’ai toujours été entouré d’objets atypiques.<br />
<strong>Isabelle Adjani est aussi citée…</strong><br />
Elle me fascine. A la télévision, dans les années 80, elle ne surjouait jamais son côté célébrité, elle faisait son passage, se défendait à sa façon et puis elle rentrait chez elle voir ses enfants. Une vraie femme, charismatique et simple. Exactement ce que je veux raconter. Elle a fait un shopping pour une série dans un magazine, elle ne porte malheureusement rien sur les photos finales, mais cela m’a fait plaisir !<br />
<strong>Que racontent tes collections ? </strong><br />
Des histoires à partir des titres, comme <em>Hiver-froid. </em>Pour <em>Les filles en blanc</em>, j’avais envie d’une infirmière un peu décalée, qu’on ne sache pas si elle soigne ou vient se faire soigner, mélanger la simplicité et la folie. Je l’ai corsée quelque peu, avec des inspirations issues de la Camargue, comme les tenues rayées des gardiens de taureau. Au début, je n’arrivais pas à trouver ce qui me plaisait, la mise en scène artificielle de la mode me plombait. Puis je suis tombé sur le photographe Bertrand Le Pluard. Son style brut et intense, loin du commercial, c’était ce que je cherchais. C’est lui qui a photographié mes deux premières collections : mes mannequins sont des rencontres, des filles qu’on trouve dans la rue, pas dans les magazines. Elles ne sont ni maquillées ni coiffées, le shooting et le résultat sont spontanés. J’aime le rendu des vieilles photos argentiques, des polaroïds. Avec ces couleurs intenses, on est loin des séries de mode à la Photoshop. J’adore aussi les prises de vue en panorama qu’on penserait tirées d’un film. Je vais probablement m’intéresser à la vidéo pour mes prochaines présentations.<br />
<strong>Quelle est ta vison du métier ? </strong><br />
Je n’ai pas de projet spécifique, j’ai la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Notamment, Rendez-vous Paris [salon de la mode contemporaine] m’a offert un stand ! Mais bon, ce n’est pas forcément une bonne chose, car il regroupe des créateurs qui ont beaucoup d’expérience, et moi, je viens tout juste de commencer. Pour l’instant, je préfère travailler en <em>showroom</em>, où je peux imposer ma marque sans la noyer dans une salle gigantesque parmi une centaine d’autres. Je jouerai dans la cour des grands à ma façon quand il sera temps.<br />
<strong>Tu t’es pourtant confronté à Dior en organisant un <em>happening</em> devant l’entrée du défilé femme Printemps-Eté 2011 !</strong><br />
J’ai choisi Dior parce que je savais qu’il y aurait une centaine de photographes et journalistes, et pour exprimer ma nostalgie de cette marque qui faisait encore des coupes minimalistes dans les années 60, loin de ce que fait Galliano dont je n’aime pas le style. Je n’y avais pas vraiment réfléchi, j’ai juste habillé des amies avec ma collection. J’aime – ce petit côté « à la Gainsbourg » – me balader entouré de belles femmes. Tout le monde nous fixait ! Les filles ont posé devant les photographes et les invités. On avait des frissons. J’ai un budget limité, je me débrouille comme je le peux !<br />
<strong>C’est difficile ?</strong><br />
Il y a une frustration à ne pas pouvoir créer en continu. A Paris, dans la mode, personne n’aide personne. Mais je ne vais pas me plaindre, des amis financent en partie mes collections et Mademoiselle Agnès m’adore.<br />
<strong>A quoi peut-on s’attendre pour ta <a href="/jacquemushiver2012/">troisième saison</a></strong><strong> ?</strong><br />
Je travaille avec la couturière de Charles Anastase et Romain Kremer. Me voilà bien entouré ! Ma première couturière m’a arnaqué en demandant cher pour un prototype sans patron, aux finitions dégueulasses. Mais bref. Je ne veux aucune connotation à une tendance, je préfère le retour à la simplicité. Moi qui croyais en une nouvelle femme vraie et hop ! Lady Gaga débarque, nooon ! Ma prochaine collection sera un tableau avec une armée de filles. Elle s’intitulera peut-être <em>Numéro 2</em>… Je vais travailler autour de l’uniforme et les couleurs contrastées, rouge vermillon et beige par exemple, et des rayures rose bonbon et bleu pâle. J’ai du mal à concrétiser ces choix, ce sont des idées encore tellement brutes ! Et puis, je n’ai pas vraiment d’inspiration, je dessine comme un bébé ; je me sens si simple que je pourrais travailler à la SNCF. Mais la mode m’est tombée dessus, alors je prends mon temps pour bien faire.</p>
<p>entretien Elisa Tudor, photographie Bertrand Le Pluard <span style="color: #888888;">– </span><a href="/standard31/"><span style="color: #888888;">Standard n°31</span></a><span style="color: #888888;"> – avril 2011</span></p>
<p><span style="color: #888888;"><a href="/wp-content/uploads/2011/07/Jacquemus-COUL.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-3628" title="Jacquemus-COUL" src="/wp-content/uploads/2011/07/Jacquemus-COUL-575x103.jpg" alt="Jacquemus" width="575" height="103" /></a></span></p>
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		<title>Carte blanche à Yves-Noël Genod</title>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2011 09:10:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Magali Aubert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Schmitz]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Drillet]]></category>
		<category><![CDATA[KunstenFESTIVALdesarts]]></category>
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		<description><![CDATA[Evocation de l’éclaboussant collectif UPSBD aux performances foutraques. par Yves-Noël Genod* dans Standard n°27 – avril 2010 Les UPSBD – abréviation pour United Patriotic Squadrons of Blessed Diana – sont ce que j’ai vu de plus amazing cette année ! A Beaubourg, cet automne (accueillis par Sophie Perez et Xavier Boussiron), mais aussi à New York à la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Evocation de l’éclaboussant collectif </strong><strong>UPSBD</strong><strong> aux performances foutraques.</strong><br />
<strong> </strong>par Yves-Noël Genod<span style="color: #cc99ff;"><strong>* </strong><span style="color: #000000;"><span style="color: #999999;">dans </span><a href="/standard27/"><span style="color: #999999;">Standard n°27</span></a><span style="color: #999999;"> – avril 2010</span></span></span></p>
<div id="attachment_3065" class="wp-caption alignnone" style="width: 585px"><a href="/wp-content/uploads/2011/05/parkavenue-©-Michael_Hart.jpg"><img class="size-large wp-image-3065" title="parkavenue-©-Michael_Hart" src="/wp-content/uploads/2011/05/parkavenue-©-Michael_Hart-575x383.jpg" alt="parkavenue-©-Michael_Hart" width="575" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Park Avenue-© Michael Hart</p></div>
<p>Les UPSBD – abréviation pour United Patriotic Squadrons of Blessed Diana – sont ce que j’ai vu de plus <em>amazing</em> cette année ! A Beaubourg, cet automne (accueillis par Sophie Perez et Xavier Boussiron), mais aussi à New York à la Park Avenue Armory, en septembre, un peu avant, dans une boîte improbable près des Champs-Elysées, etc. De partout, de nulle part, pouvant pousser comme des champignons sur n’importe quel support ou presque. Ça dépasse tout… Ça dépasse tout ce que je connaissais jusque là – écoutez les mots – en <em>folie</em>, en <em>précision</em>, en <em>imagination</em>, en <em>énergie</em>, en <em>éclaboussement</em>, en <em>inconséquence</em>, en <em>amusement</em> (<em>entertainment</em>), en <em>liberté</em> – et ce mot, celui-ci, m’amène à finir soudainement cette liste qui était partie pour durer. J’indique toujours aux comédiens que j’emploie que le spectacle doit se présenter comme une leçon de liberté. Ça ne veut peut-être rien dire, mais les gens qui m’aiment comprennent. […]</p>
<p>Roland Barthes dit dans <em>Brecht et le discours</em> que pour attaquer un discours réac, il faut <em>« le discontinuer : mettre en morceaux</em> ». Les UPSBD – Est-ce qu’on cite leur nom ? Il s’agit de Marlène Saldana et de Jonathan Drillet – c’est ce qu’ils font, pile poil, à l’allemande, voyez. En fait, pour eux, <em>tout</em> est déjà réac, y compris la performance qu’ils sont en train de diriger devant vous. Alors ils attaquent : ils discontinuent.</p>
<p>[…] Roland Barthes dit aussi qu’il est plus intéressant de s&#8217;approcher amoureusement du discours réactionnaire, c’est à dire avec plaisir, plutôt que de « <em>s&#8217;en distancier en raison d’une analyse froidement intellectuelle</em> ». Les UPSBD sont <em>amoureux de leur sujet</em>, c’est leur secret, je crois, ils sont – que voulez-vous – pas dégoûtés ! Ils ont une certaine « passion du matériel ». Leur matériel, c’est le monde, et aimer le monde, c’est ce qui fait qu’ils sont grands. C’est ce qui fait leurs performances si animales, si sensuelles, si excessives aussi, hors normes, mais, je dirais, dans les étroites limites du plaisir, toujours, c’est à dire du bon goût ! Pas d’hypocrisie. Mais de la morale. Grisélidis Réal. Vous imaginez : à Beaubourg, pour pratiquer leur <em>potlatch</em>, ils n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de se déshabiller, bien sûr, mais de se faire peindre intégralement par des <em>body painters</em>, l’un en tigre, l’autre en zèbre (ils voulaient évoquer l’Afrique) dans un style un peu Douanier Rousseau. C’était somptueux. Oui, une femme nue, blanche, opulente et peinte en tigre avec idéalement un portrait de dictateur sur chaque sein ! Et un jeune zèbre improbable et zébulon, probablement homosexuel. Jusqu’à ce qu’ils se battent et que le tigre et le zèbre déteignent l’un sur l’autre. D’ailleurs toute la performance était de cet acabit : d’une finesse de dentelle de Burano et d’une grossièreté tout autant, tellement gros que ça en devient fin et vice-versa. C’est aussi que leurs spectacles-performances sont certes des fictions très élaborées, une énorme dramaturgie enchantée, mais qu’ils les vivent à plein, comme la réalité. Disons qu’ils profitent de jouer pour <em>faire la fête</em>. C’est « dionysiaque », si on veut… si les jeunes d’aujourd’hui savent à peu près à quoi ce mot un peu périphérique peut bien se référer…</p>
<p>Les UPSBD ne viennent pas de nulle part, bien sûr. En aînés, il y a Marco Berrettini, c’est le maître, mais aussi, comme je disais, toute l’Allemagne, toute l’Angleterre (les Monty, par exemple), toute l’Amérique – pourquoi se priver – et Thierry Le Luron ! Les UPSBD ne sont pas tellement vieux non plus, je dois dire, mais leur maturité sidère. Ils n’existent pas, on dirait, sauf <em>partout</em>. L’époque actuelle, ils en rient puisqu’ils sont de toutes les époques et, grâce à ce don, vous allez voir, ils vont probablement tout casser dans les prochains mois ! […] Quand vous lirez ces lignes, chers amis de <em>Standard</em>, nos UPSBD amis seront, eux, je crois, en résidence (surveillée) à Fribourg, en Suisse, en vue du Festival Belluard Bollwerk 2010 ou bien pour libérer Polanski.</p>
<p>* Texte intégral sur <a href="http://ledispariteur.blogspot.com/">Le Dispariteur</a></p>
<div id="attachment_3063" class="wp-caption alignnone" style="width: 691px"><a href="/wp-content/uploads/2011/05/Yves-Noel_Genod_©-Caroline_Ablain.jpg"><img class="size-full wp-image-3063" title="Yves-Noel_Genod_©-Caroline_Ablain" src="/wp-content/uploads/2011/05/Yves-Noel_Genod_©-Caroline_Ablain.jpg" alt="Yves-Noel_Genod_© Caroline_Ablain" width="681" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Yves-Noel Genod © Caroline Ablain</p></div>
<blockquote><p><span style="color: #cc99ff;"><strong>* </strong></span><span style="color: #cc99ff;"><strong>Yves-Noël Genod signe la mise en voix de l’opérette </strong></span><em><span style="color: #cc99ff;"><strong>Marseille Massacre</strong></span></em><span style="color: #cc99ff;"><strong> de Nathalie Quintane et Pierre Courcelle, le 25 avril sur France Culture. Du 18 au 22 mai, il joue dans </strong></span><em><span style="color: #cc99ff;"><strong>Mary Mother of Frankenstein </strong></span></em><span style="color: #cc99ff;"><strong>de Claude Schmitz au KunstenFESTIVALdesarts, Théâtre National, Bruxelles. Et du 8 au 31 juillet, un nouveau spectacle au Festival d’Avignon off, Théâtre de la Condition des soies.</strong></span></p></blockquote>
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